Archives de catégorie : Aires urbaines et périurbanisation

Les aires urbaine en France

 

 

La ville-centre.

C’est la commune centrale d’une agglomération, elle lui a donné naissance. Aussi, son poids relatif dans l’aire urbaine est variable. Toutefois, il ne faut pas la confondre avec le centre-ville (downtown) qui désigne le noyau central (en général le cœur historique ou le centre décisionnel) de la ville. http://geoconfluences.ens-lyon.fr

La ville-centre connait un processus de gentrification. En effet, on observe la réhabilitation de certains quartiers urbains et le remplacement de leur population par des catégorie sociales plus aisées. Dès lors, les nouveaux résidents restaurent l’habitat et rehausse le niveau de vie.  De plus, ils font pression sur les pouvoirs publics pour l’amélioration du quartier (moins de bruit, davantage de sécurité, destructions de logements populaires  etc.). Par conséquent, l’augmentation des prix du foncier chasse alors les classes inférieures vers des quartiers périurbains, excentrés et souvent mal desservis par les réseaux de transport. Et cela aboutit à une discrimination des classes sociales les moins riches (on parle également de ségrégation sociale).

 

 

L’exemple de la ville-centre de Rennes.

(Visites ses quartiers)

 

La Banlieue.

C’est l’ensemble des communes entourant une grande ville.

En fait, le terme provient de la juxtaposition des termes ban (interdiction et juridiction) et lieue. Il  s’agissait du territoire d’une lieue de distance autour d’une ville sur lequel s’exerçait le ban. Autrefois, la banlieue renvoyait donc à des idées de soumission et d’exclusion.

Aujourd’hui, selon la proximité de la ville,   on   distingue   la   proche   banlieue   (communes   limitrophes   de   la   ville centre   = 1ère couronne) et la banlieue lointaine(auréole de communes périphériques = 2ème couronne)

 

 

La couronne périurbaine.

C’est l’ensemble des communes de l’aire urbaine à l’exclusion de son pôle urbain.  De plus, ce sont des communes ou unités urbaines, dont au moins 40 % des actifs résidents travaillent dans le pôle ou dans les communes attirées par celui-ci. https://www.insee.fr/fr

Donc les migrations pendulaires sont importantes. En effet, les allers-retours quotidiens effectués par un individu entre son domicile et son lieu de travail.

Enfin, les formes d’habitat y sont diversifiées. On y trouve, des collectifs populaires, voire affectés à des populations délaissées ; des lotissements pavillonnaires pour des catégories sociales de condition variée ; des espaces résidentiels des populations aisées, jusqu’au cas limite des quartiers ou îlots clôturés (gated communities). Le périurbain accueille aussi bon nombre d’activités, résultat du desserrement urbain ou d’implantations ex-nihilo : surfaces commerciales, centres de recherche, zones d’activités diverses. Enfin, les espaces « vides » y sont bien présents. http://geoconfluences.ens-lyon.fr

 

 

 

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L’étalement urbain

Définir l’étalement urbain.

L’accroissement démographique des grandes aires urbaines s’accompagne de phénomènes d’étalement des cités sur les espaces périphériques, phénomènes favorisés par la mise à disposition de systèmes de transport individuels ou collectifs.  L’étalement produit des formes urbaines plus éparpillées sous forme de mitage des espaces périphériques à la ville. On parlera aussi, selon les cas, de périurbanisation (urbanisation continue aux franges des agglomérations), de rurbanisation (processus d’urbanisation rampante de l’espace rural par imbrication des zones urbanisées périphériques et des noyaux de l’habitat rural initial, sans tissu urbain continu), de suburbanisation (développement continu de l’espace autour des villes), etc. http://geoconfluences.ens-lyon.fr

 

 

Rennes compte se serrer la ceinture verte pour protéger ses champs.

Rennes fait aujourd’hui figure d’exception. En effet, Là où les grandes villes sont encerclées par des banlieues dortoir, elle possède depuis toujours une ceinture verte faite d’espaces naturels et de champs, une véritable « ville archipel ». Ainsi c’est une richesse qu’il faut maintenir pour protéger l’agriculture, en empêchant le grignotage des terre agricoles utiles. Le développement des lotissements pavillonnaires dans les années 80 a été terrible, mais aujourd’hui, un habitant consomme quatre fois moins de foncier qu’il y a vingt ans.

Des communes très attractives

Le maires ont dû réduire les parcelles de terrain et  privilégier des formes urbaines moins gourmandes.  Ainsi sur certaines communes périurbaines rennaises la moyenne des parcelles attribuées peut  être de 350 mètres carrés pour une maison individuelle. Par exemple, Gévezé, commune très attractive au nord de Rennes, comme tout le territoire de la métropole, a dû construire 1.000 logements de 2005 à 2014.  Toutefois,  l’inconvénient pour la commune, c’est que le foncier est plus cher que dans une zone agricole vierge.

Les agriculteurs encerclés

Enfin pour les agriculteurs, la situation est parfois difficile à tenir. Beaucoup d’éleveurs perdent petit à petit les hectares dont ils disposaient. Et bien qu’ils aient une compensation financière, il aimeraient continuer à travailler sur des terres, ailleurs. A présent, Rennes Métropole compte plus de 750 exploitations agricoles sur son territoire, ce qui fait vivre environ 7.000 personnes. Un trésor à préserver. http://www.20minutes.fr

 

 

 

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