Archives de catégorie : Quatrième

Citoyen français et européen.

  • Un citoyen

    est un individu, homme ou femme, âgé de plus de 18 ans, qui possède des droits et des devoirs, qui participe directement ou indirectement aux affaires publiques (en élisant
    régulièrement ses représentants à qui il délègue le pouvoir, ou en se présentant à une élection comme candidat – éligibilité).

  • Pour être citoyen français, il faut avoir la nationalité française.

 

La nationalité française

  • Il existe cinq moyens pour obtenir la nationalité française :

 

*si l’un des deux parents est de nationalité française (= le droit du sang, ou filiation),
*si l’on est né en France et que l’un des deux parents est français (= le droit du sol),
*si l’on est étranger, à partir de 18 ans (conditions : être né en France et y avoir résidé au moins 5 ans),
*si l’on est étranger, par naturalisation (= faire une demande officielle aux autorités françaises),
*si l’on est étranger, par mariage (avec une personne de nationalité française).

Droits et devoirs du citoyen français.

  • Les principaux droits du citoyen français :

*le droit de vote et d’éligibilité
*les droits civils (liberté de circulation, protection de la vie privée…),
*les droits sociaux (accès à l’instruction, à la santé, à des minima sociaux…),
*la saisine du Conseil constitutionnel (à propos d’une loi)

 

  • Les principaux devoirs du citoyen français :

*connaître la Loi et la respecter,
*voter (2 conditions : avoir plus de 18 ans et être inscrit sur les listes électorales),
*participer au budget de l’État (en payant ses impôts),
*l’obligation de recensement (entre 16 et 18 ans), d’effectuer sa JAPD et, en cas de guerre, l’obligation de défense,
*faire preuve de civisme

La citoyenneté européenne.

  • La citoyenneté européenne s’ajoute à la citoyenneté française (article 8 du traité de Maastricht).

  • Les droits et les devoirs du citoyen européen s’ajoutent à ceux du citoyen français :

*droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et aux élections du Parlement européen
(pour le citoyen installé dans un des pays de l’Union autre que le sien),
*adresser une pétition au Parlement européen,
*avoir recours au médiateur européen,
*bénéficier à l’étranger de l’aide de n’importe quelle ambassade d’un des pays de l’Union européenne.

Singapour, cité jardin

 

La cité-Etat de Singapour est un archipel de 64 îles et de 720 km2, avec la densité de population la plus élevée d’Asie. Pendant longtemps,  elle a eu l’image d’une métropole surpeuplée et urbanisée. Mais depuis 2006,  Singapour a décidé de changer. Comment fait-elle pour relever le défi écologique pour devenir la « ville jardin » de demain ?

 

Une situation géographique privilégiée.

Le port de Singapour est la plaque tournante commerciale et financière entre le Pacifique et l’Europe. Donc il est devenu un des pays les plus riches et prospères du monde. La plus grosse concentration de millionnaires de la planète a contribué à réimplanter la nature en son sein.

 

Biodiversité et modernité.

Ainsi le parc de Singapour s’étend sur plus 100 hectares en plein centre ville, dans le quartier d’affaires. Tout d’abord, le jardin Sud est à la fois un conservatoire de la biodiversité et un parc d’attraction futuriste. Deux serres, à la pointe de la technologie, abritent une incroyable variété de plantes. Par exemple, les panneaux de verres tapissant la surface du Dôme de fleurs sont capable d’absorber 1/3 de la lumière et 2/3 de la chaleur lors de forts ensoleillement. Les serres sont aussi munies de systèmes de ventilation peu commun utilisant les caractéristiques du terrains pour maintenir la bonne température.

Les arbres métalliques : symboles de Singapour.

Enfin, l’oeuvre qui fait la renommé du parc s’appelle SuperTree Grove. Ces 12 arbres métalliques, haut de 25 à 50 mètres, sont tapissés d’une multitude de plantes (plus de 200 sortes différentes).  Aussi, lorsque le soleil se couche, les SuperTree s’illuminent et offre un nouveau spectacle aux visiteurs. Les arbres sont aussi munis de panneaux photovoltaïques pour emmagasiner l’énergie solaire et ainsi permettre un impressionnant spectacle lumineux.

La totalité du projet est un modèle d’ingénierie durable dont chaque détail a été admirablement pensé. Les lacs et les jardins, tout travaille en interdépendance pour filtrer l’eau et minimiser la consommation d’énergie. (futurarchitecture.wordpress.com)

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La traite atlantique : la vie d’Olaudah Equiano.

La capture et la vente :

Je suis né en 1745, près du fleuve Niger en Afrique de l’Ouest. Le 2 avril 1756, j’ai 11 ans, quand deux hommes et une femme d’une tribu rivale me capture chez moi avec ma sœur. Ensuite, je suis transporté vers la côte en pirogue. Puis, suis vendu plusieurs fois à des maîtres africains. Finalement, le 1er décembre 1756, je quitte l’Afrique à bord d’un navire négrier en direction de la Barbade.

La traversée de l’Atlantique :

Pendant 3 mois, la traversée de l’Océan Atlantique est atroce. En effet, entassés dans les cales du navire, enchaînés, la chaleur et les odeurs sont insupportables. Beaucoup d’entre nous meurent de maladies.

Esclave dans une plantation américaine :

Le 1er mars 1757, débarqué à la Barbade, je suis parqué et enfin vendu au bout de quelques jours par lots. Le 1er avril 1757, j’arrive en Virginie (Amérique du Nord) dans une plantation où je fais différents travaux : désherber ramasser les pierres et même éventer le propriétaire… Certains esclaves sont punis en étant obligés de porter une muselière de fer car ils ont tenté de fuir. (marronnage).

Le chemin vers la liberté :

Par la suite, je suis revendu plusieurs fois et j’aide un capitaine de marine anglaise et un négociant. Enfin, je rachète ma liberté pour la somme de 40 livres.  En 1766,  Barbier, puis marin, j’embarque pour la Nouvelle Angleterre, le Nicaragua, et les régions arctiques où j’accompagne l’expédition de John Phipps en 1773. j’écris mon autobiographie, publiée à Londres en 1789 : « Ma véridique histoire » sur les conditions inhumaines de l’esclavage. Donc, je suis une figure du mouvement abolitionniste anglais. Et j’accompagne plusieurs affranchis lors de leur retour en Afrique en Sierra Leone  afin d’éveiller « la compassion sur les misères induites par la traite des esclaves sur mes compatriotes infortunés ». Je meurs le 31 mars 1797.

 

un esclave affranchi et un écrivain

Mon portrait, attribué à Joshua Reynolds, peintre de la haute société anglaise du XVIIIe siècle, a été exécuté vers 1780.

La Marie-Séraphique négrier nantais.

Le négrier nantais Marie-Séraphique.

 

Navire Négrier nantais

La Marie Séraphique

 

Sur cette image du XVIIIe siècle, le négrier nantais Marie-Séraphique a jeté l’ancre au Cap-Français, à Saint-Domingue. C’est un navire de commerce traditionnel transformé pour le transport des esclaves noirs africains. En conséquence, il doit être capable de sillonner les mers et les océans pendant deux à trois ans sans revenir à son port.

 

Plan, profil et distribution du navire négrier, La Marie Séraphique de Nantes.

 

 

Ce navire négrier nantais a été armé par Gruel. Et, ce document témoigne de l’arrivée des esclaves acquis par le capitaine Gaugy à bord de la Marie-Séraphique. En effet,au nombre de 307, ces hommes, femmes et enfants, traités à Loangue, sont amenés par les pirogues qui s’approchent du navire. Ainsi,  les contenus détaillés de la cale, de l’entrepont et du pont nous renseignent sur la manière dont s’organise la traversée.

 

Effectivement, l’entassement des captifs, leur position est notée avec minutie. Notamment, plusieurs d’entre eux sont même enveloppés de linge, car sans doute souffrants, au milieu de l’entrepont. Donc ce sont autant de témoignages visuels qui confirment combien la traversée de l’Atlantique était une épreuve difficile. Ainsi, l’horreur de ce commerce peu représenté car jugé « comme un autre », apparaît ici clairement. Enfin, ce document a sans doute été réalisé à la demande de l’armateur. Le tableau général de la traite, commencée le 25 août et achevée le 16 décembre 1769, présenté dans la partie inférieure, est  très précisément illustré.

 

Le débarquement des esclaves en Haïti.

 

Le sujet de ce film est la Marie-Séraphique, un bateau négrier nantais. Ce jour là, en 1772, c’est jour de vente. En une scène le tableau raconte la vente, les réjouissances qui suivent pendant que les esclaves sont débarqués à terre en Haïti après avoir été vendus.

 

 

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Pierre OZANNE et le port de Nantes au 18è siècle.

Pierre OZANNE, 

dit « Ozanne le Cadet » est né à Brest en 1737 et mort dans cette ville en 1813. C’est un dessinateur de marine français qui a illustré de nombreuses publications sur les vaisseaux, les manœuvres navales et les ports (Nantes par exemple) dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.  En outre, c’est le frère aîné de Pierre Ozanne, comme lui dessinateur de marine. Tous deux sont considérés comme des témoins précieux de la France navale et de son évolution, de Louis XV à l’Empire.

 

Portrait de Nicolas Ozanne

 

Un dessinateur de marine français

Tout d’abord, il est remarqué dès son plus jeune âge pour ses talents de dessinateur. Ainsi, il est appelé à Paris, en 1751, pour y dessiner les navires dans les vues du Havre destinées à commémorer la visite faite par le roi Louis XV dans ce port en 1749. De plus, membre de l’Académie de marine en 1752, il s’intéresse aussi à la construction navale. Dès lors, il perfectionne son métier auprès de peintre comme Joseph Vernet. Et, de 1762 à 1768, il est attaché au bureau des ingénieurs-géographes de la Guerre. En 1769, il est nommé instructeur du futur roi Louis XVI et de ses frères, en matière de construction navale et de manœuvre des vaisseaux. Puis, À partir de 1775, il dessine les plans et vues des principaux ports de France. Enfin, en 1789, le mauvais état de sa santé l’oblige à cesser ses fonctions.

 

Pourquoi dessine t-il Nantes ?

Sa prospérité repose principalement sur le commerce négrier. En effet, chargés de marchandises de troc, les navires nantais rejoignent les côtes africaines pour y échanger leur cargaison contre des captifs. Ensuite, ceux-ci sont emmenés de force en Amérique pour y être vendus comme esclaves, afin de travailler dans les plantations. Enfin, de retour vers l’Europe, les bateaux rapportent les précieuses denrées coloniales (sucre, café, indigo). Donc, Au XVIIIe siècle, siècle, Nantes assure  42% des expéditions de la traite française.

Doc 1 : Le port de Nantes vu du chantier naval de la Fosse (estampe, Nicolas Ozanne, litographie  réalisée en 1776 sur commande du roi Louis XVI, Archives municipales de Nantes)

Site : histgeoemc