La Marie-Séraphique négrier nantais.

Le négrier nantais Marie-Séraphique.

 

Navire Négrier nantais

La Marie Séraphique

 

Sur cette image du XVIIIe siècle, le négrier nantais Marie-Séraphique a jeté l’ancre au Cap-Français, à Saint-Domingue. C’est un navire de commerce traditionnel transformé pour le transport des esclaves noirs africains. En conséquence, il doit être capable de sillonner les mers et les océans pendant deux à trois ans sans revenir à son port.

 

Plan, profil et distribution du navire négrier, La Marie Séraphique de Nantes.

 

 

Ce navire négrier nantais a été armé par Gruel. Et, ce document témoigne de l’arrivée des esclaves acquis par le capitaine Gaugy à bord de la Marie-Séraphique. En effet,au nombre de 307, ces hommes, femmes et enfants, traités à Loangue, sont amenés par les pirogues qui s’approchent du navire. Ainsi,  les contenus détaillés de la cale, de l’entrepont et du pont nous renseignent sur la manière dont s’organise la traversée.

 

Effectivement, l’entassement des captifs, leur position est notée avec minutie. Notamment, plusieurs d’entre eux sont même enveloppés de linge, car sans doute souffrants, au milieu de l’entrepont. Donc ce sont autant de témoignages visuels qui confirment combien la traversée de l’Atlantique était une épreuve difficile. Ainsi, l’horreur de ce commerce peu représenté car jugé « comme un autre », apparaît ici clairement. Enfin, ce document a sans doute été réalisé à la demande de l’armateur. Le tableau général de la traite, commencée le 25 août et achevée le 16 décembre 1769, présenté dans la partie inférieure, est  très précisément illustré.

 

Le débarquement des esclaves en Haïti.

 

Le sujet de ce film est la Marie-Séraphique, un bateau négrier nantais. Ce jour là, en 1772, c’est jour de vente. En une scène le tableau raconte la vente, les réjouissances qui suivent pendant que les esclaves sont débarqués à terre en Haïti après avoir été vendus.

 

 

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Pierre OZANNE et le port de Nantes au 18è siècle.

Pierre OZANNE, 

dit « Ozanne le Cadet » est né à Brest en 1737 et mort dans cette ville en 1813. C’est un dessinateur de marine français qui a illustré de nombreuses publications sur les vaisseaux, les manœuvres navales et les ports (Nantes par exemple) dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.  En outre, c’est le frère aîné de Pierre Ozanne, comme lui dessinateur de marine. Tous deux sont considérés comme des témoins précieux de la France navale et de son évolution, de Louis XV à l’Empire.

 

Portrait de Nicolas Ozanne

 

Un dessinateur de marine français

Tout d’abord, il est remarqué dès son plus jeune âge pour ses talents de dessinateur. Ainsi, il est appelé à Paris, en 1751, pour y dessiner les navires dans les vues du Havre destinées à commémorer la visite faite par le roi Louis XV dans ce port en 1749. De plus, membre de l’Académie de marine en 1752, il s’intéresse aussi à la construction navale. Dès lors, il perfectionne son métier auprès de peintre comme Joseph Vernet. Et, de 1762 à 1768, il est attaché au bureau des ingénieurs-géographes de la Guerre. En 1769, il est nommé instructeur du futur roi Louis XVI et de ses frères, en matière de construction navale et de manœuvre des vaisseaux. Puis, À partir de 1775, il dessine les plans et vues des principaux ports de France. Enfin, en 1789, le mauvais état de sa santé l’oblige à cesser ses fonctions.

 

Pourquoi dessine t-il Nantes ?

Sa prospérité repose principalement sur le commerce négrier. En effet, chargés de marchandises de troc, les navires nantais rejoignent les côtes africaines pour y échanger leur cargaison contre des captifs. Ensuite, ceux-ci sont emmenés de force en Amérique pour y être vendus comme esclaves, afin de travailler dans les plantations. Enfin, de retour vers l’Europe, les bateaux rapportent les précieuses denrées coloniales (sucre, café, indigo). Donc, Au XVIIIe siècle, siècle, Nantes assure  42% des expéditions de la traite française.

Doc 1 : Le port de Nantes vu du chantier naval de la Fosse (estampe, Nicolas Ozanne, litographie  réalisée en 1776 sur commande du roi Louis XVI, Archives municipales de Nantes)

Site : histgeoemc

Russie et révolutions de 1917

En 1917, les deux révolutions  en Russie, vont changer la face du monde.

Révolution de Février 1917

Tout d’abord, en Russie, la révolution commence en février. De puissantes manifestations populaires dans la ville de Petrograd entraînent l’abdication du tsar Nicolas II. En effet, le peuple réclament notamment du « Pain, la Paix et la Démocratie ». En conséquence, la dynastie des Romanov est éliminée et un gouvernement provisoire prend le pouvoir. Dès lors, il poursuit la guerre et instaure des élections pour la création d’une Assemblée Constituante.

Révolution d’Octobre 1917

Ensuite, en Octobre 1917, les Bolcheviks, menés par Trostki et par Lénine rentré d’exil, prennent le pouvoir par un coup d’Etat. C’est à dire, Ils prennent d’assaut le palais d’Hiver à Pétrograd, siège du gouvernement provisoire. En conséquence, Lénine décide de signer la paix avec l’Allemagne (traité de Brest-Litovsk, mars 1918).

Lénine

Lénine  de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov, est un dirigeant politique russe. Il est né à Oulianovsk le 22 avril 1870 et mort à Gorki Leninskie le 21 janvier 1924. Il appartient au mouvement politique communiste qui reprend les idées de Karl Marx. Notamment, il a participé à la révolution bolchevique (1917), mettant ainsi définitivement fin au régime tsariste. Il est le fondateur du Parti communiste soviétique, qu’il a dirigé de 1912 jusqu’en 1922. En plus, il a été le dirigeant de l’URSS du 6 juillet 1923 jusqu’à sa mort, le 21 janvier 1924. Son successeur est Joseph Staline.

La révolution russe, un retentissement mondial.

Premièrement, en Russie, une guerre civile éclate dès les premières mesures de Lénine. D’un côté les Blancs, partisans d’un pouvoir autocratique et de l’ordre ancien. D’un autre côté, les Rouges, les Communistes, qui sortiront victorieux en 1921, notamment grâce à l’organisation de l’Armée Rouge par Trotski. Ensuite, en Europe, une vague révolutionnaire se diffuse après la Première Guerre mondiale. En effet, la plupart des pays européens sortent très affaiblis du conflit. Notamment, les grèves massives se multiplient. En Allemagne et en Hongrie, les communistes tentent des coups d’Etat mais échouent. Enfin, au sortir de la guerre seule la Russie est communiste. Toutefois, l’URSS fondée en 1922 va devenir une puissance majeure du XXe siècle, jusqu’à son effondrement en 1991. Avec la IIIe Internationale, elle incite d’ailleurs à la Révolution mondiale.

 

Mathurin Meheut, Un artiste combattant.

Mathurin Méheut

Il est né le 21 mai 1882 à Lamballe où son père était artisan. Dès sa jeunesse, il montre des talents artistiques. Ensuite, sa carrière débute à la station de biologie marine de Roscoff. Mais l1er août 1914, jour de la mobilisation générale, Méheut se trouve au Japon. En effet, un tour du monde lui a été offert.  Donc, il est rappelé en hâte. Le sergent Mathurin Méheut rallie le front près d’Arras, le 5 octobre 1914. Et, il ne sera démobilisé qu’en février 1919.

Un réel témoignage.

Dès 1914, il participe en première ligne aux violents combats de la guerre de tranchées. En plus, quotidiennement, il fait des croquis, peint des gouaches et des aquarelles. Il s’attache aux détails avec une profonde pudeur. Et, il témoigne d’une rare précision sur la vie quotidienne du front. En fait, ce dessinateur et illustrateur est un véritable « reporter de guerre ». Notamment, Mathurin Méheut  fut obligé d’assister à une exécution, écrit à sa femme, Marguerite : « Chose terrible, atroce, l’exécution d’un poilu du régiment qui s’était débiné au moment d’une attaque. Quel affreux moment. Je ne puis, même actuellement, rien te dire. Cela est tellement impressionnant devant le régiment ! ». Enfin, en 1916, ses talents de dessinateur et d’observateur le conduisent au Service Topographique de l’armée à Sainte-Ménehoud dans la Marne.

 

Près d’un millier de lettres.

Pendant quatre ans, Méheut écrira fréquemment à sa femme. Ainsi, chaque soldat envoie une à deux lettres par jour à sa famille en période calme. Mais l’originalité de ses lettres réside dans leurs illustrations. En effet, dit-il «écrire est une chose terrible, ça ne va pas assez vite».

En conclusion…  il n’adhère à aucun grand mouvement de l’époque.

Rendu à la vie civile en 1919, Méheut réalise encore quelques estampes. Puis, il cesse de peindre la guerre pour se consacrer à sa carrière. Méheut n’est pas un artiste engagé comme Otto Dix. Mais son travail, est une source incomparable, pour avoir une idée de la Grande guerre.

 

 

 

L’armistice du 11 novembre 1918 et le traité de Versailles du 28 juin 1919.

L’armistice du 11 novembre 1918.

A Retondes, en forêt de Compiègne, l’armistice est signé le 11 novembre 1918. C’est donc l’arrêt provisoire des hostilités entre la France et l’Allemagne. L’envahisseur allemand est vaincu. Mais cette date ne marque pas tout à fait la fin de la guerre. L’expérience de guerre se prolonge des mois après cette date un peu partout en Europe.

 

Le traité de Versailles du 28 juin 1919.

La paix reste à établir. Après de longs mois de discussions, le traité de Versailles est signé le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château. Dès lors la guerre est officiellement terminée. Alors, la France récupère l’Alsace et la Lorraine perdues en 1871. L’Allemagne est reconnue seule responsable du conflit et doit payer des réparations colossales à la France. Enfin, la France occupe la Ruhr à partir de 1923. Cette paix est vécue comme une condamnation excessive côté allemand. Aussi le peuple allemand parle de « diktat », une paix qui a été imposée. L’opinion publique allemande ne comprend pas cet acharnement, notamment la démilitarisation de la rive gauche du Rhin. ( Clique sur l’image ci-dessous)

2 anecdotes.

C’est finalement dans le wagon-restaurant français que l’Armistice fut signé. Après la guerre il a été transformé en musée. Enfin, il fut détruit par des bombardements en 1945 à Berlin, où Hitler l’avait fait amener en 1940. Une réplique a cependant été réalisée.

Cinq gueules cassées ont assisté à la signature du traité de paix qui mit fin à la Grande guerre. C’est donc ces Cinq Français mutilés qui ont été conviés à la clôture d’un conflit qui a brisé leur vie et celles de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Au moment de signer, chaque dirigeant a pu croiser le visage de ces hommes portant les cicatrices de la violence militaire.

Georges Clemenceau, le « Père la victoire ».

Il est revenu à la tête du gouvernement de la France en novembre 1917. Mais le pays est fatigué et son peuple est devenu défaitiste par lassitude. A la fin, il impose son autorité, à l’armée comme au pays.  Lors du Traité de Versailles, le« Père la Victoire »  organise la cérémonie  dans la Galerie des glaces.  C’est lui qui fait placer les poilus au premier rang. ( Clique sur l’image ci-dessous )

La bataille de Verdun en 1916.

Pourquoi la bataille de Verdun ?

Ce site a une grande importance et les Allemands le savent. Il est situé sur la Meuse et est protégé par d’imposantes fortifications françaises. Toutefois, il est difficile à défendre car il ne dispose pas de véritable ligne de chemin de fer. Aussi les Français pensent Verdun imprenable et n’imaginent pas une attaque à cet endroit. Et en août 1915, l’attaque allemande surprend totalement les autorités françaises.

Pourquoi la bataille de Verdun est-elle entrée dans l’Histoire ?

« Qui n’a pas fait la bataille de Verdun n’a pas fait la guerre ! » témoignaient les survivants. En effet, cette bataille a été un grand massacre. Elle a fait plus de 300 000 morts en environ 10 mois soit 30 000 par mois en moyenne !  C’est en effet, 300 jours et 300 nuits d’une terrible guerre d’usure, enlisée dans les tranchées. Mais si on en parle encore un siècle après, c’est en raison du nombre très important de divisions françaises et allemandes face à face. La peur de perdre la guerre a également joué : « Tenir coûte que coûte », est le mot d’ordre du côté français, il ne faut pas capituler à Verdun. Enfin, le travail de mémoire n’a cessé de mettre en avant la résistance française et la valeur symbolique de cette victoire, avec le mythe du poilu.

 

Pétain, le héros de Verdun.

Il entre dans l’histoire le 9 avril en énonçant cette phrase « Courage, on les aura ! » Ainsi le général Philippe Pétain va redonner espoir aux soldats au pire moment de la Grande guerre. Il est alors inconnu du public et gagne lors de la bataille de Verdun ses galons de chef de guerre. En effet, sur des lieux devenus mythiques, une résistance héroïque s’organise : «La Voie sacrée», les forts de Vaux et de Douaumont, la Cote 304… (Clique sur l’image ci-dessous)

Verdun inspire la littérature.

L’enfer de Verdun a inspiré une abondante littérature et l’intérêt persiste encore aujourd’hui. Autrefois, les lettres de poilus, les romans français (Maurice Barrès) et allemands (Erich Maria Remarque) ont raconté la bataille de Verdun. Aujourd’hui, 14, de Jean Echenoz : « Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. »

Le génocide arménien (avril 1915 – juillet 1916).​

Un génocide

est l’extermination programmée d’une population en raison de sa couleur de peau, de ses origines, de sa religion, etc.

Le génocide arménien fut organisé entre avril 1915 et juillet 1916, pendant la Première Guerre mondiale.

 

Les causes du génocide arménien : 

L’Empire Ottoman créé au 15° siècle est menacé par l’éveil des nationalismes du 19° siècle, à savoir les Balkans, la Grèce …  Ensuite, la peur de perdre les territoires de l’Arménie  poussèrent alors les dirigeants turcs à éliminer les Arméniens. Enfin, en 1908, le parti Jeunes-Turcs prit le pouvoir en renversant Abdul Hamid, le sultan (1876-1908). La politique de ce parti Jeunes-Turcs est : panturquisme* et pantouranisme**.

* Panturquisme : Politique de turquification forcée à toutes les nationalités non turques de l’empire.
** Pantouranisme : Réunir d’un seul tenant les 10 millions de Turcs de l’Empire Ottoman aux 20 millions de Touraniens de l’Asie Centrale

les faits :

La Turquie, digne successeur de l’Empire Ottoman, a une longue tradition de terreur, systématiquement utilisée contre les peuples non-Turcs. Ainsi, cette violence d’Etat s’est particulièrement manifestée à l’encontre des Arméniens. Le 24 avril 1915 (dans la nuit), à Constantinople et dans différentes villes, des centaines d’intellectuels et de notables sont arrêtés, déportés puis anéantis. C’est alors le signal de l’extermination totale et de la politique définie par les autorités turques.
Par la suite, de 1915 à 1923, ce même régime fait exécuter la déportation et le massacre du peuple arménien, en le dépossédant de tous ses biens et de ses territoires ancestraux. Le génocide arménien s’exécute, faisant environ 1.500.000 victimes sur une population estimée à 2 millions.

 

Les conséquences :

D’abord, c’est une véritable saignée démographique pour le peuple arménien, puisque destruction de plus de 75% de sa population totale. Puis la perte des territoires qui constituaient le berceau de la nation arménienne depuis 3.000 ans. Et donc, l’éclatement de la nation arménienne aux quatre coins du monde (diaspora). Enfin, la loi du silence est imposée aux arméniens. En effet, malgré le temps écoulé, le génocide arménien n’a toujours pas été reconnu, et demeure impuni.

Les preuves :

Les correspondances des diplomates européens en place, à l’époque, en Turquie sont nombreuses. Mais aussi la volonté de faire disparaître toute trace d’arménité avec la destruction quasi-systématique des monuments et églises arméniennes. De plus, des milliers d’orphelins « sortis de nulle part » ont été recueillis dans les nombreux orphelinats créés en ces temps-là. Enfin, la pression de la Turquie, jusqu’à aujourd’hui, sur les différents gouvernements pour la non-reconnaissance du génocide arménien, politique de révisionnisme et de négationnisme.

 

Guerre des tranchées, inspiration de l’oeuvre de Jacques Tardi.

« C’était la guerre des tranchées » de Jacques Tardi.

La Première Guerre mondiale est le sujet de la bande dessinée, « C’était la guerre des tranchées » de Jacques Tardi.

Jacques Tardi,

est né à Valence (France), en 1946. Ensuite, son enfance, il la vit dans l’Allemagne de l’après Seconde Guerre mondiale. Son père est militaire de carrière posté dans ce pays. Mais très vite, il est marqué par les atrocités vécues par son grand-père lors de la guerre 1914-1918. Aussi, ce souvenir hantera ses rêves d’enfants avant de devenir par la suite un des thèmes majeurs qui inspireront son oeuvre. Cette guerre deviendra donc une obsession, une grande boucherie racontée par sa grand-mère.

En cliquant sur la vidéo ci-dessous, tu auras une présentation de la BD et une interview de l’auteur :

« C’était la Guerre des tranchées » :

Dans « C’était la Guerre des tranchées », Tardi résume d’une manière tragique l’anéantissement d’une génération entière et nous permet de prendre conscience de sa dimension meurtrière. Ainsi il raconte le destin tragique de plusieurs poilus dans leur univers infernal : des barbelés, la boue, les cadavres, les rats… Dans ce chaos,  de jeunes hommes y perdent la vie ou la raison. Un sentiment de violence se diffuse à travers ces courts moments de vie au front. En outre, dans ses  dessins qui soutiennent admirablement les textes, l’effroi du soldat est ressenti. Du noir et blanc renforcé par du gris, de grandes cases fourmillant de détails, un trait épais et précis sont les ingrédients utilisés par l’auteur.

Émotion, absurdité et pacifisme :

Tardi nous offre donc une bande dessinée très émouvante décrivant les terribles conditions de vie des soldats de la Grande Guerre. L’absurdité des combat se dégage à chaque histoire et le pacifisme est l’idéologie qui s’impose. Attention ! A la lecture de ce chef d’oeuvre personne ne peut en sortir indemne, ce témoignage  insensible au passage des années n’a rien perdu de sa force et demeure l’un des ouvrages de bande dessiné le plus puissant.

Guerre 14 – 18

La Première Guerre mondiale.

La Première Guerre mondiale est aussi surnommée la Grande Guerre. Ce conflit majeur a eu lieu entre 1914 et 1918 surtout en Europe. Mais il a concerné la plupart des pays (France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne, Japon, Etats-Unis et colonies).  Et il a mérité le nom de guerre mondiale à partir du début de 1918.

Cliquez sur cette carte, survolez les éléments (pays,  batailles, fronts) pour obtenir plus d’informations, et utilisez la légende pour afficher ou masquer des couches :

C’est une guerre totale,

c’est à dire une guerre dans laquelle une société consacre toutes ses ressources pour obtenir la victoire. Les ressources humaines sont mobilisées Des millions de soldats vont au front, d’autres travaillent « à la maison ». Et dans les usines et les bureaux des femmes remplacent les hommes partis se battre. L’Etat mobilise également les ressources économiques en contrôlant les prix, la distribution des emplois. Il fait aussi appel aux emprunts massifs avec les bons de guerre et la propagande. Enfin, toutes les ressources naturelles sont utilisées à la production militaire. Ainsi le fer sert à la construction d’obus, de chars d’assaut, d’avions de guerre; le charbon est le combustible utilisé dans les usines pour produire tous les biens militaires. Les denrées alimentaires sont envoyées aux soldats et l’Etat rationne ce qui reste.

C’est une guerre technologique :

Les armements se sont développés rapidement grâce à la révolution industrielle (gaz, chars d’assaut, armes à feu, lance-flamme…) Les armements sont produits en masse dans des usines qui se sont souvent reconverties comme Renault. La façon de se battre est transformée et devient plus destructrice.

Une guerre d’usure :

Enfin, un conflit d’un nouveau genre, la guerre des tranchées voit le jour fin 1914 : les fronts se stabilisent, les soldats s’enterrent et érigent des barbelés. Les conditions sont mauvaises dans ces boyaux. Les pieds pourrissent dans la boue, les rats sont partout, les puces se propagent rapidement. C’est aussi une guerre d’usure visant à fatiguer l’ennemi jusqu’à l’épuisement de toutes ses ressources humaines et matérielles.

 

La Grande Guerre, l’ambiguïté d’une expression (1914 – 1918)

Succès et critique de l’appellation « Grande Guerre ».

Dès le début du conflit, un débat s’engage dans la presse française pour savoir comment nommer cette guerre. Plusieurs formules comme « guerre de la civilisation », « guerre des nations »,  ont tour à tour été employées dès 1914. L’expression « Grande Guerre », peut-être parce qu’elle est plus neutre que les autres finit par s’imposer. Le processus est sensiblement identique dans les autres pays.   L’acception actuelle de l’expression en fait un synonyme de « Première Guerre mondiale ».

Jean-Yves Le Naour note cependant l’ambiguïté de cette expression. Pour les contemporains de la guerre, celle-ci a un caractère épique, grandiose, et l’appeler « Grande Guerre » relève de l’affectif, d’un parti pris qui n’est pas le constat neutre d’une violence qui s’est industrialisée. En anglais l’ambiguïté est plus visible encore. « The Great War » peut se traduire par « la Grande Guerre », mais aussi par « la Formidable Guerre ». Il existe donc des critiques de cette expression, comme celle de la journaliste britannique Ann Wroe qui écrit dans The Economist qu’on ne peut qualifier de « grande » une guerre qui a envoyé des millions d’hommes à la mort.

Clique sur cette image, le déroulement de la Première Guerre mondiale te sera présenté :